Hoshi no Suna ~ chapitre 1
Jul. 29th, 2006 12:47 amBon, pour lire le premier chapitre, faut cliquer sur le lien ci-dessous.
DISCLAIMER:
-Cette fix n'est pas une fix sur le cyclimse.
-Attation les chtites nenfants, y'a du cul dedans!
-Blaaaaablablabla non lucratif blabalablaaaaa pour le plaisir blablabla danse avec moi je veux une femme like you blabla Miyavi et Gackt sont leurs propres auteurs et n'ont participé en aucune façon à cette fic blabla copyright de mes couilles, oeuvre de fiction, en aucun cas une biographie, pas un seul truc vrai là-dedans à part quelques clins d'oeil que seule la fangirl aguerrie saura distinguer blablabla. Et bla.
Bonne lecture! ^^
-...oui. C'est un chanteur à la mode.
-Ah, c'est à la mode, les travelos maintenant... et à l'heure du déjeuner en plus... Ttt, ttt, ttt..."
Je ne réponds rien. Elle pose un bol fumant devant moi: elle m'a préparé du katsudon. C'est mon plat préféré, et le sien est particulièrement bon, rien à voir avec ceux de Tokyo, qui sont moins riches, plus raffinés.
Mais là, il aura sûrement un drôle de goût. Mes yeux ne quittent pas l'écran.
-"Itadakimasu.
-Itadakimasu. C'est délicieux, obaasan."
Non, ça va, le goût est le même que celui de mon adolescence. Je me rends compte que c'est seulement chez maman que tout a un goût de pourri et de mort. Depuis que je suis rentré, ce relent ne me quitte pas.
-"Je n'ai jamais voulu donner la recette à ta mère, elle cuisine trop mal. Tu imagines, si elle ratait ce plat et disait en le servant que la recette était de moi? Non, non. Qu'a-t-elle dit à propos de tes cheveux?"
Ca, c'est sa façon à elle de me dire qu'elle désapprouve ma coupe. Heureusement que mes vêtements couvrent les tatouages que j'ai un peu partout sur le corps.
-"Nous ne nous parlons pas, obaasan. Mais je suis sûr qu'elle désapprouve.
-Ah."
Si maman désapprouve, grand-mère est obligée d'approuver, ou tout au moins d'adopter une position neutre. Et si quelque chose heurte vraiment trop son sens moral, elle l'oblitère, tout simplement. Cela lui est facile, elle est vieille et peut mettre certains "oublis" sur le compte de la sénilité. Comme le scandale impliquant Takeshi et moi, par exemple.
Elle a toujours fonctionné comme ça: tout pour contredire sa belle-fille. Inutile de préciser que je suis son petit-fils préféré.
-"Par contre, il faudra que tu enlèves ça avant d'aller travailler demain, petit voyou!
-Aïe!"
Avec ses doigts secs, elle tire affectueusement sur mon piercing à la lèvre. Ca ne me fait pas vraiment mal, je dis aïe pour répondre à son affection.
Mes lèvres étaient beaucoup plus malmenées lorsque lui tirait dessus, avec les dents, et la douleur me faisait jouir.
Oh-oh. Pensée interdite.
-"Monsieur Toshiro t'accepte uniquement parce qu'il me connaît bien et que je suis une bonne cliente; ne va pas me ruiner ma réputation en débarquant dans son conbini comme si tu y allais faire un hold-up!
-Oui, oui, obaasan, regarde, je l'enlève."
Du bout de la langue, je touche le trou vide. Mais ce n'est pas pour grand-mère, ni même monsieur Toshiro, que je l'ai enlevé.
-"Celui que tu as sur ton sourcil aussi. Quant à ceux de tes oreilles, je crois que ça peut encore aller."
Elle ne veut pas être trop stricte non plus. Je finis mon bol et ôte mon piercing au sourcil. C'était lui-même qui l'avait posé. Une marque de moins. J'ai aussi lacéré le tatouage qu'il avait fait à l'intérieur de ma cuisse: "Belong" avait-il écrit en anglais. Un calembour entre le mot "belong ", "appartiens", et "be long", "sois long". Ca le faisait rire, je suppose. Connard. Ca m'avait fait un mal de chien. Après chaque séance de tatouage, il me suçait pour me récompenser de ne pas avoir crié. Il a fallu que je fasse gaffe à ne pas me couper une artère quand j'ai ôté au rasoir cette inscription à la con. Et maintenant, quand je porte des jeans, la croûte me gratte horriblement.
C'était quoi, cette manie de me marquer comme sa propriété en permanence? Quand c'était moi qui lui taillait une pipe, il aimait étaler son sperme sur mon visage après l'éjac. Puis il me faisait lui lécher le bout des doigts, et il introduisait son index dans ma bouche...
-"....Miyabe?"
Je sursaute. Merde! Je m'étais promis de ne plus y penser, et me voilà presque à saliver à la table de ma grand-mère. Les chiens de Pavlov, disait-il. Tu leur donneras tout, puis tu les priveras, et c'est comme ça que tu les feras saliver. Mais il ne faut jamais qu'ils perdent espoir: c'est précisément ça qu'il faut entretenir, chez les fans. Jette-leur des miettes. Qu'ils guettent en permanence le moment où tu soulèveras ton t-shirt ou embrasseras ton guitariste sur la bouche.
-"Oui, grand mère? Excuse-moi, je rêvassais.
-Je te demandais juste si je pouvais changer de chaîne. Ce chanteur commence vraiment à me déranger."
C'est la vidéo un concert live où, habillé d'un mini-short en cuir, il commence à frotter lascivement son entrejambe contre le retour son. Les fans hystériques hurlent de bonheur. J'ai un sourire que j'efface, à peine est-il né sur mes lèvres. Il a toujours su tenir son public. Les chiens de Pavlov. Je pense que j'étais parfait aussi, dans le style. J'étais, pensé-je amèrement.
-"Non, non, c'est bon grand-mère, tu peux changer. Il y a un tournoi de go sur la deuxième chaîne, je crois. Tiens, laisse-moi faire la vaisselle, repose-toi. Le repas était vraiment délicieux. Merci."
Je n'ai jamais voulu faire du mal à ma grand-mère. Même si je sais qu'elle m'utilise dans la guerre de tranchées qu'elle livre à ma mère, je l'adore. Et je crois aussi qu'elle m'aime sincèrement. Elle ne me comprend pas du tout, mais elle m'aime.
Ma mère, c'est une autre paire de manches. A dix-sept ans, j'ai vu A l'Est d'Eden, avec Takeshi à côté de moi. Je me suis immédiatement reconnu dans Cal, le mouton noir, le fils prodigue. Bien entendu, j'étais romantique, à l'époque. Aujourd'hui je me rends compte que le contexte n'avait rien à voir et que j'avais un peu forcé le rapprochement, mais la justesse des sentiments retranscrits, la colère, le rejet de Cal, m'avaient fait pleurer. Pendant que défilait le générique de fin, pour me consoler, Takeshi m'avait branlé. Lui même était un peu excité: il a toujours été fan de James Dean. Sacré pauvre con de Takeshi.
Je me souviens, quand il avait été présenté à la classe lors de ma première année de lycée, mon coeur avait battu à tout rompre. Enfin, m'étais-je dit. Enfin quelque chose va se passer.
En fait, je ne me suis pas exactement dit ça, peut-être que je n'avais même pas mis de mots dessus à ce moment-là, mais je me souviens avec acuité du sentiment de soulagement que j'ai éprouvé alors. Quand je repense à celui que j'étais, ou que je prétendais être, par rapport à celui que je suis maintenant, mon ancien moi me fait l'effet d'un ange. Amusant que ma mère ne pensait pas pareil, à l'époque, elle qui est si bigote. Je lui ai toujours posé problème, et ce depuis ma naissance. Prématurément, je me suis annoncé au milieu de la nuit; il a fallu réveiller la pauvre sage-femme, Mme Aizawa, que la famille connaît bien, et, pendant l'accouchement, j'ai fait perdre des litres de sang à mon honorable génitrice qui a souffert mort et passion. L'histoire désastreuse de ma naissance m'a été racontée un nombre incalculable de fois, si bien que maintenant, je peux dire: j'y étais!
Puis, au cours de ma vie, les charges contre moi se sont accumulées: quelques semaines après mes trois ans d'anniversaire, mon père est mort d'un cancer foudroyant. A cinq ans, en courant dans la maison et en glissant, j'ai renversé l'ignoble statue de Marie en plâtre peint qui trônait dans le salon, la décapitant net. On a pu la réparer avec un peu de colle à bois qui nous restait de papa, mais la sainte Vierge a gardé le cou légèrement tordu. Aujourd'hui, quand elle me fixe de son regard froid, la tête penchée de côté comme une chouette, je trouve qu'elle ressemble à ma mère.
Contrairement à ma grande soeur, qui elle était si bonne pâte, si passive quand elle était petite, moi, je faisais des bêtises, je mouillais mon lit; tous les signes étaient là: j'étais l'enfant du diable. Pourtant, quels ne furent pas mes efforts pour tenter de prouver le contraire! C'est dire à quel point j'étais neuneu.
Comme Cal, tout ce que j'entreprenais se retournait contre moi. Une fois, je m'étais écorché les mains à cueillir pour ma mère des fleurs épineuses, que je trouvais magnifiques quand on les regardait de près, à cause des nervures délicates de leurs pétales. Je les ai disposées triomphalement dans le vase sur la table de la salle à manger, en y ôtant un vieux bouquet de fleurs sèches qui y traînait depuis des années. Puis je me suis caché, pour observer en secret les cris de joie que pousserait ma mère en découvrant son cadeau. Lorsqu'elle est rentrée, elle a effectivement poussé un cri, suivi de cette exclamation: "Qu'est-ce que c'est que ces horreurs! Où est mon bouquet? Mon précieux bouquet!" Je suis sorti de ma cachette, j'ai fondu en larmes et me suis dénoncé. Le bouquet de fleurs sèches était le bouquet de mariée de maman, et elle le gardait en souvenir de mon père.
A l'école aussi, j'essayais de donner le change. Au collège, je suis même parvenu à me faire élire délégué de classe, une fois. Mais mes notes étaient résolument moyennes, je me faisais surprendre à bavarder et je faisais de toute façon pâle figure à côté de ma soeur qui allait bientôt étudier l'archéologie en Europe, après avoir obtenu une bourse d'études pour ses excellents résultats.
Alors, quand Takeshi a débarqué dans mon lycée de péquenots où je m'ennuyais comme un rat mort, ça a été la Révolution. Il me fallait absolument devenir son copain.
Son oncle était Américain; il se réclamait donc de culture américaine. C'est lui m'a initié au rock et au sexe, ce qui maintenant pour moi va forcément de pair. L'été de mes dix-sept ans, j'ai découvert Nirvana, les Guns N Roses, Queen et les Red Hot Chili Peppers. A mes yeux, Takeshi et moi étions les rois de notre patelin, l'incarnation de l'esprit rock, la débauche, la fureur. Takeshi était le type le plus cool du monde, il savait faire des ronds avec la fumée de cigarette, il ne portait pas son uniforme de façon réglementaire, et surtout, il avait un piercing au gland qu'il s'était fait faire en Amérique alors qu'il était en visite chez son oncle. D'abord il m'en avait parlé, me l'avait décrit, les sensations que ça lui procurait quand il se masturbait. J'ai commencé à avoir chaud la nuit en pensant au gland de Takeshi. Puis, finalement, il me l'a montré. Nous étions chez moi, dans ma chambre, en plein après-midi. Ma mère était sortie et ma soeur était à Paris. Prétextant vouloir voir l'objet de plus près, je me suis agenouillé devant lui. L'odeur musquée de Takeshi me montait à la tête. Il me faisait envie. Sans réfléchir, je donnai un petit coup de langue sur son pénis.
-"Hé, grogna Takeshi en essayant, sans conviction, de me repousser. Qu'est-ce que tu fous, Miyabe?"
Je ne répondis pas et passa ma langue un peu plus langoureusement, de la hampe au gland en titillant un peu ce dernier. Cette fois, Takeshi me laissa faire en poussant un soupir satisfait. Je vis sa bite durcir et gonfler notablement, ce qui est toujours assez fascinant, comme ces éclosions de fleur en accéléré qu'on voit parfois dans les documentaires à la télé.
-"Ca te fait de l'effet, Takeshi? dis-je en marquant une pause et en le regardant de mon air le plus innocent. J'étais exalté. Je me sentais libre de tout. Finalement, c'est peut-être vrai, toutes les conneries évangélistes de ma mère: le rock pourrit notre jeunesse.
-Tais-toi, me répondit-il d'une voix rauque en empoignant l'arrière de mon crâne, et suce."
Il poussa sans ménagements la bite entre mes lèvres entrouvertes. Il avait un goût résolument salé. Son piercing me raclait le palais. Malgré la violence avec laquelle il s'enfonçait dans ma bouche, j'essayais tout de même d'éviter de l'égratigner avec mes dents: je tendais mes lèvres en avant de toutes mes forces, ce qui finit au bout d'un moment par me chauffer. Heureusement, il jouit assez vite, se déversa dans ma gorge et se retira. Quelques gouttes supplémentaires perlèrent sur ma lèvre supérieure et mon nez. J'avalai très vite pour ne pas être tenté de recracher devant lui, pendant qu'il tombait assis sur mon lit, ahanant. Il n'avait pas l'air d'avoir des états d'âmes. Ses paupières était mi-closes comme celles d'un chat avachi. Son regard annonçait un pacte silencieux. Retrouvant sa respiration, il se pencha vers moi et me roula un patin en goûtant sa propre saveur. Le pacte était scellé.
no subject
Date: 2006-07-28 09:22 pm (UTC)Du coup, je ne sais trop quoi dire d'autre à part des remarques sur la forme, mais justement je n'en ai pas à faire (ce qui prouve que c'était bien fait).
Y'aura une suite ?